Le Programme R.E.V

Économie

Rationalisation budgétaire et optimisation des dépenses

L’action communale a besoin de marges de manœuvre budgétaires. Pour y parvenir, il est indispensable de rationaliser les dépenses et d’identifier des économies dans tous les secteurs. Cette démarche permettra de libérer des ressources et de tendre vers une autonomie financière progressive vis-à-vis de l’État, dont les dotations diminuent.
Actuellement, la situation financière de Villepreux est préoccupante : les charges ont fortement augmenté tandis que les recettes de fonctionnement restent limitées. Entre 2020 et 2026, la charge de personnel a augmenté de
2 millions d’euros par an, en grande partie liée à l’emploi de personnel non titulaire. Certains services municipaux présentent un sureffectif qui mérite d’être réévalué. À titre d’exemple, le service communication compte désormais 6 agents contre 2 avant 2020.

La commune dispose de 9 adjoints et de 9 délégués dont le périmètre et les fonctions sont mal déterminés et mal connus.

De plus, certaines fonctions politiques, comme celle de la directrice de cabinet, apparaissent peu utiles dans le cadre d’une petite commune. Les directeurs généraux des services sont largement suffisants pour assurer la gestion quotidienne. Les élus doivent également se concentrer sur des fonctions opérationnelles et stratégiques, leur rôle n’est pas de remplacer certains postes de fonction administrative.

Par ailleurs, certains coûts de travaux et de services paraissent disproportionnés et nécessitent une rationalisation et une réflexion :

900 000 € pour la réfection de 300 mètres de voirie avenue de la Pépinière ;
565 000 € pour le gymnase, qui présente une forte déperdition thermique et des conditions inconfortables même fenêtres ouvertes ;
500 000 € pour une piste cyclable à La Pointe à l’Ange, actuellement peu utilisée ;
250 000 € pour des travaux sur la place du Théâtre, qui rendent l’espace non fonctionnel ;
40 000 € pour le carburant (soit 25 000 litres) :
3 millions pour la rénovation énergétique nécessaire des bâtiments
565 000 €/an pour le gymnases avec une déperdition thermique importante
650 000 €/an pour les centres de loisirs
.

Conclusion : La rationalisation et une réflexion sur les dépenses sont indispensables pour retrouver des marges de manœuvre budgétaires et garantir une gestion durable de la commune. Chaque dépense doit être évaluée à l’aune de son utilité réelle et de son impact sur l’efficacité des services publics.

Tous les marchés publics de la commune devront être mis en concurrence dans la plus grande transparence, afin d’assurer un usage efficace et responsable des fonds publics. Les marchés devront être structurés pour favoriser la concurrence.

  • Énergie : les ampoules halogènes des espaces et équipements publics seront remplacées. Cette mesure, à faible coût, permettra des économies significatives sur la consommation énergétique.
  • Gestion rigoureuse des ressources : un contrôle interne veillera à une gestion rigoureuse des ressources afin de limiter tout gaspillage. Une vigilance particulière sera portée sur : les frais bureautiques (papier, fournitures, impression), la téléphonie, le parc informatique, le carburant des véhicules municipaux.
  • Ramassage des encombrants : la commune dépense actuellement 40 000 €/an pour le ramassage des dépôts sauvages. Ce service sera réévalué, et un chapitre spécifique présentera des solutions pour réduire ces coûts.
  • Propreté publique : des solutions simples et efficaces, comme l’installation de poubelles compactrices, permettront de diminuer les dépenses liées au nettoyage.
  • Personnel et services externes : le recours au personnel non-titulaire et aux prestataires externes sera limité, afin de rationaliser les coûts de fonctionnement.
  • Les indemnités des élus : les élus doivent donner l’exemple. Leurs fonctions sont gratuites. Les indemnités seront accordées en fonction de la présence et du travail réellement effectué sur le terrain. Le montant global sera revu à la baisse.
  • Encourager et soutenir la création de commerces et d’entreprises locaux, qui apportent à la fois un service direct aux habitants et des revenus importants pour la commune. Dans ce cas, les fonciers disponibles ou préemptés seront dédiés en priorité aux secteurs économiques productifs.
  • Identifier et cibler l’implantation de grandes enseignes dans des zones stratégiques, pour renforcer l’attractivité de Villepreux et accroître les recettes fiscales.
    Plusieurs terrains cibles ont déjà été identifiés et seront proposés et aménagés pour recevoir des enseignes commerciales.

La ville a emprunté 2,5 millions d’euros sur la période 2020-2026. Le recours à l’emprunt peut parfois être nécessaire pour financer des travaux structurels. Toutefois, des dépenses comme la rénovation ou la démolition de la piscine pour un coût de 700 000 € financé à crédit, et donc reporté sur les générations futures, doivent être abandonnées.
La rationalisation du budget devient ainsi une obligation pour libérer des marges de manœuvre. Les principales actions envisagées sont les suivantes :

  1. Réduction des charges de personnel non-titulaire et services extérieurs. L’exercice d’un mandat de maire est, de principe, gratuit (art. L. 2123-17 du code général des collectivités territoriales), ce dernier doit donner l’exemple dans un contexte budgétaire difficile. Le maire renoncera à ses émoluments sur les trois premières années de son mandat pour financer des services essentiels et orienter ce budget vers les besoins immédiats. Une évaluation des finances sera effectuée à mi-mandat.
  2. L’indemnité des adjoints et délégués sera revue en fonction de leur activité réelle.
  3. Le budget Com’ politique sera diminué et orienté vers la consommation. Un axe de travail est d’annuler les cérémonies politiques inutiles et d’orienter le budget en offrant des bons d’achats à la population pour la consommation dans nos commerces de proximité.
  4. Mise en concurrence systématique des marchés publics sur une plateforme dédiée afin d’obtenir le meilleur rapport qualité/prix. Transparence, égalité de traitement et liberté d’accès à la commande publique sont les maîtres mots.
  5. Pour des économies mesurables : les grands contrats de la commune seront renégociés : assurances, nettoyage, télécoms, maintenance, etc. Les groupements de commande entre services et avec SQY seront privilégiés dans la mesure du possible.
  6. Soutien et création d’activités économiques, ainsi que l’installation de grandes entreprises pour générer des ressources supplémentaires.
  7. Revue des dépenses de fonctionnement, notamment les structures coûteuses, avec des plans d’économies en énergie et en entretien.
  8. Soutien et promotion des commerces existants pour dynamiser l’économie locale : un annuaire des commerces et entreprises sera mis en ligne sur le site Internet de la ville. Nous renforcerons la visibilité de nos acteurs économiques dans la communication municipale, en développant des actions de promotion ciblées.
  9. Revue complète des dépenses municipales, qui doivent désormais répondre à une économie productive : hormis les écoles et la police, chaque euro dépensé doit générer au moins deux euros de valeur ou de retour économique.
  10. Reconstruire un plan de consommation d’énergie imposée par le décret n°2019-771 du 29 juillet 2019 de la loi ELAN aux bâtiments publics : c’est un axe de réflexions pour des centaines de milliers d’euros d’économies par an. 4 leviers principaux sont à actionner pour réaliser des économies d’énergie et de dépenses publiques :
    • Mise en place d’une plateforme d’Energy management
    • Installation d’équipements plus performants avec une mise en concurrence transparente des marchés et études des gains potentiels. Nous serons attentifs aux investissements éligibles aux subventions de l’État, de la Région, du Département ou des Fonds Européens.  
    • Investissement dans de petits ou grands travaux d’amélioration de l’efficacité énergétique (isolation, remplacement des huisseries anciennes, d’équipements, installation d’interrupteurs automatiques dans les pièces de passage, …) avec une commission d’évaluation et de synthèse locale.
    • Adaptation des locaux et des équipements à un usage sobre en énergie : familiariser le personnel communal aux écogestes. Une vigilance sera portée sur : l’extinction des écrans et lumières en quittant son poste ou une salle, le réglage du chauffage à 19°C l’hiver et la climatisation à 24-26°C lors des fortes chaleur (recommandations de l’ADEME), la fermeture des portes et fenêtres quand le chauffage ou la climatisation est en marche, la réduction des impressions papiers, le respect du tri sélectif, l’installation de réducteurs de débit sur les robinets. Toute fuite devra être rapidement signalée. Il pourra être envisagé l’installation de récupérateurs d’eau de pluie. Cette eau servira à l’arrosage des espaces verts et à la balayeuse pour l’entretien de nos rues. Des référents seront désignés pour veiller au respect des écogestes au sein des équipements publics. Chaque geste accompli au quotidien permet d’alléger notre impact sur l’environnement et sur nos factures.

Dès l’entrée en fonction, un audit financier complet permettra d’évaluer la santé financière de la commune et d’identifier les marges de manœuvre. Un spécialiste pourra être nommé pour superviser la mise en œuvre du plan et garantir les économies nécessaires.
L’objectif est de corriger les nombreuses incohérences dans l’action publique actuelle et de mettre en place une gestion municipale efficace et durable.

L’engagement fiscal de la liste R.E.V

La liste R.E.V s’engage à maintenir une fiscalité stable pour les habitants de Villepreux. Les ressources actuelles de la commune sont suffisantes pour assumer nos projets.
Si l’État décide d’une hausse des bases locatives, la commune ajustera son taux de taxation communale à la baisse pour compenser.
À moyen terme, notre objectif est de réduire la fiscalité locale directe et indirecte. Toutefois, la réalisation de nos projets nécessitera des fonds, ce qui ne permettra pas une baisse immédiate des impôts au cours des premières années.
Cette réduction de la fiscalité sera possible lorsque la commune sera capable de produire de la richesse par ses activités et d’assurer l’autonomie financière de ses équipements.

La théorie des coûts est une approche économique ciblant la manière dont les organisations décident de produire et de mettre à disposition leurs biens et services. Dans le secteur privé, il s’agit surtout d’optimiser les profits en minimisant les coûts de production. Un décideur peut également avoir recours à la théorie des coûts pour réduire les dépenses de sa collectivité, en suivant la démarche suivante :

  • Identifier les principaux coûts. Ressources humaines, achats de matériaux et fournitures, dépenses énergétiques … Une ventilation du budget précise doit être établie pour construire un plan d’actions pertinent par la suite.
  • Établir des objectifs clairs et mesurables.
  • Mettre en place un processus de budgétisation axé sur les coûts.
  • Analyser les données de manière continue.
  • Prendre des mesures correctives lorsque nécessaire. Il convient ensuite d’étudier les leviers d’optimisation.

En vue de réduire concrètement les dépenses, plusieurs bonnes pratiques peuvent être adoptées. Pour commencer, la commune doit veiller à rationaliser ses achats.

Dans un second temps, il est important de mettre en place des actions pour en réduire la consommation (isolation, chauffage au bois, etc.). En effet, les bâtiments publics sont souvent parfois gourmands en énergie. Un investissement encadré à court terme peut réellement contribuer à réduire les dépenses par la suite.

Autre levier : l’optimisation du réseau de transport. La mise en place de transports en commun plus efficaces et moins coûteux permet de réduire les dépenses de transport des collectivités territoriales. Il est également important de favoriser les modes de transport doux pour les agents (vélo, marche) et de limiter l’utilisation des véhicules individuels. Le service public peut également entreprendre des actions pour limiter le recours à la voiture.

Enfin, les dépenses de fonctionnement doivent être observées de près. Une gestion optimale des ressources humaines permettra à la commune de réduire les coûts. De nombreux facteurs peuvent être à l’origine de dépenses impactant le budget de l’organisme : un fort taux d’absentéisme, des accidents du travail trop fréquents, une gestion défaillante de la paie, …

Pour éliminer les erreurs, anticiper et prévenir les risques, un pilotage social performant s’impose. Aussi, les directions des ressources humaines gagnent à s’équiper d’outils dédiés pour analyser les coûts liés au personnel. Un logiciel de data visualisation RH dédié au service public facilite grandement cette mission.

Tout d’abord, il faut distinguer les deux grandes sections de dépenses publiques :

  • Les dépenses de fonctionnement qui représentent la gestion courante et quotidienne de la commune (salaire des agents, charges sociales, factures électricité, eau, chauffage, entretien des bâtiments, voirie, fournitures, assurances, subventions aux associations, intérêt de la dette).
  • Les dépenses d’investissement qui concernent les projets à long terme, qui créent ou améliorent durablement les équipements, préparent l’avenir et gèrent le patrimoine (construction d’un équipement, travaux importants, achat de terrains ou de bâtiments, gros matériels, remboursement du capital de la dette).

Les dépenses publiques augmentent chaque année, ce qui porte souvent préjudice aux finances de la commune. Pour réduire les dépenses de notre commune, certains leviers peuvent être employés, à la suite d’une réflexion globale et dans le cadre d’une stratégie maîtrisée.

La collectivité peut choisir de revoir les subventions accordées aux entreprises et aux organismes privés. Les économies ainsi réalisées peuvent être ventilées sur un autre poste budgétaire. Cette mesure peut générer de vraies économies et sera appliquée d’une manière responsable.

Il peut aussi être intéressant d’optimiser l’utilisation des biens immobiliers avec la location, l’animation et la rentabilisation des structures comme le théâtre ou les salles municipales à l’abandon pour des représentations payantes. Ce ne sont pas les possibilités qui manquent. Suivant le parc immobilier de la commune, cette solution peut générer des revenus conséquents tout en limitant les coûts d’entretien.

Enfin, une régie de recettes en numéraire sera instituée auprès du service événementiel / vie locale, pour l’encaissement des droits d’accès à certaines animations proposées par la ville comme la patinoire installée pour Noël. Une participation symbolique sera demandée aux usagers pour compenser la location de ce type de structure. Des restrictions budgétaires sans privations strictes : notre ville doit pouvoir proposer comme ses voisines, des animations pour sa population.

Il est possible de réduire les dépenses sans pour autant dégrader la qualité de service garantie aux citoyens et aux usagers. Un mot d’ordre : l’optimisation !

  • La sélection des meilleurs fournisseurs. Cet objectif demande une mobilisation à court terme en vue de comparer les différentes offres de marché. Des appels d’offres sont à créer, des analyses avancées des propositions reçues … Les gains générés par ce processus compensent toutefois le temps passé à cette phase de recherche.
  • La mise en place de processus d’achats efficients. Qui dit dépense dit souvent achat. Est-ce que notre commune dispose d’un processus d’achat structuré ? Si ce n’est pas le cas, pour les dépenses n’entrant pas dans le cadre des principes s’imposant pour un marché public, il est temps de se pencher sur le sujet. De même qu’il devient essentiel de pratiquer des achats responsables et durables (une charte des achats responsables sera élaborée). Des étapes formalisées et un partage d’information fluide contribuent à optimiser les processus d’achats de biens, de services, de travaux …
  • L’optimisation de la gestion des stocks. On distingue les stocks de production (ensemble des matières qui, après transformation, permettent d’avoir les produits finis) et les stocks hors production (accompagnant la production). La gestion des stocks consiste, pour chaque produit, à maintenir des stocks et à définir la meilleure politique de réapprovisionnement et de distribution. De nombreux éléments sont à prendre en compte : traçabilité, choix des emplacements, gestion administrative …

D’autres pistes sont à explorer. Il est intéressant pour notre commune de rationaliser l’utilisation des biens et services. Par exemple, la dématérialisation génère des économies notables, en limitant le recours aux impressions papier notamment.

Des dépenses de fonctionnement ciblées et maîtrisées pour préserver notre capacité d’investissement et limiter notre endettement.

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